La peinture nous montre combien il est difficile d'être objectif. Une peinture peut être perçue comme destructurée, impossible à codifier, déroutante .

Est-elle belle, est-elle laide? Mais que fait-il pour autant qu'elle retienne notre regard ou nous trouble? Qu'importe, il n'y a qu'une peinture, celle que l'on aime.

Cependant, notre habitude aux repères reconnaissables et familiers que l'on doit à notre éducation et à l'idée que l'on a des choses et des êtres qui nous entourent, court-circuite notre capacité de perception. Submergée par la surabondance d'informations et d'images fantasmées de notre époque, l'imagination réellement originale est étranglée . Ce qui nous semble réel obéit en somme à des concepts préétablis et paradoxalement abstraits,  nous interdisant ainsi toute expérience sensible.


Comme toute discipline ardue, l'exercice de la peinture se soumet aux exigences "d' appareils rétifs" , couleurs,  pinceaux, froide nudité du support brut. Il s'empare alors du peintre véritable la rage de lutter contre ce sentiment de dépendance d'autant plus qu'il peut y percevoir le fruit de son ignorance. Mais il est décidé à prendre les choses en main..

Savoir prendre les choses en main signifie aussi  être pris en main par les choses, par le jeu subtil ou la fulgurance des couleurs, l'élasticité douce ou vigoureuse du pinceau, l'âpreté ou la finesse de la toile.


Quelque soit le genre de peinture pour lequel on penche, être peintre c'est se "dépatouiller""avec les couleurs, la composition, les valeurs de la lumière,  la profondeur, l'espace et les perspectives.  S'affranchir de l'exigence de ces règles, les contester, y renoncer ou pire les nier, ne sert que de raccourcis commodes à ceux qui, malgré leurs bavardages et leur vantardise sont bien incapables d'imprimer artistiquement et durablement leur marque au monde.


 Mais, une fois franchi l'obstacle de tous ces efforts,  il est quand même temps de donner forme à quelque chose de plus essentiel qui fera qu'un tableau est réussi, ce quelque chose étant, selon moi, la combinaison de l'énergie et du mystére, de l'humour et de la poésie, de la laideur et de la beauté.

Les tableaux réussis déclenchent le trouble et l'interêt quant à ceux relevant d'un art médiocre, ils  ne contiennent en revanche rien de mystérieux car correspondent aux concepts identiques et prédéterminés des rêves balisés du consommateur docile. Cependant, la nostalgie ou la nécessité de libertés et de vérités persistent, comme persiste la peinture véritable au milieu de l'abondance des banalités ou face aux prouesses flatteuses de la représentation numérique.

Le trbunal artistique d'un peintre, ce ne sont ni les critiques, ni les galeristes ou marchands, c'est son niveau; ce qui fait un bon peintre, c'est la différence entre la lumière et  l'obscurité, la maîtrise et la gaucherie,  la vie et l'inanimé, la nouveauté et le convenu,  l'intérêt et l'ennui, le peint et le non peint.

De même que le pilote est soumis au verdict du chronomêtre, le peintre aussi se reconnait à des critères objectifs.

Pour bloquer l'imagination du spectateur, rien de pire qu'un tableau fini à l'excés, minutieux et léché à en pleurer d'ennui. Il faut laisser place à une portion d'ébauche pour que la raison se débauche.. Et que vibre la joie.

Certains tableaux ont pris dix ans de ma vie, deux jours pour les peindre et le reste pour réussir à les vendre, mais l'inverse aurait été pire... Trimer sur une toile est souvent mauvais signe .

Si un tableau n'est pas compris et ne plait pas, ce n'est pas la faute du public, c'est la faute du peintre.

Dans l'immense majorité des cas, si vous ne voyez pas de beauté dans une peinture, c'est qu'il n'y en a pas.

La peinture est le seul art, et peut-être la seule chose au monde qui se retrouvant dos au mur est  à sa meilleure place.

On me demande souvent les mêmes choses à la même période, mais je persiste tout de même à multiplier les genres et les sujets.  La peinture est un travail, un travail avant tout . L'orgueil du travail bien fait , consacré par la satisfaction et l'approbation d'un client , n'a pas grand-chose à voir avec la gratuité de l'estime de soi.  Ainsi le désir et la stimulation, la remise en question et les défis sont mes carburants et les meilleurs excitants, mon absinthe aux aromes de térébenthine.

Au diable le mythe du peintre fauché mais heureux et comblé par le simple fait de peindre. En vérité,  je ne suis bon que quand je suis payé ...

Nombreux sont convaincus que l'art est trop cher (Cependant, tout ce qui est rare et réellement unique est cher). Ceci constituerait donc un problème sans solution pour l'acquéreur, or un problème comporte toujours une solution donc s'il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème...

La peinture m'aide à vivre pas uniquement à manger.

On dit fréquemment que la peinture est un luxe ou du superflu,. Je réponds  que sans  le superflu, l'excés ou la fantaisie, l'homme perd la part la plus charmante de son humanité.

Il est possible bien sûr de vivre sans peinture, mais pas aussi bien.

La peinture est un vecteur puissant car elle permet  de marquer sa différence , ses caractères , son dynamisme et sa modernité .Faut-il encore que la peinture contienne cette puissance qui pourrait se résumer à la combinaison des qualités que j'ai évoquées dans mes déductions précédentes .

ET MAINTENANT PLACE A D'AUTRES DEDUCTIONS: LES DEDUCTIONS FISCALES

L' achat d'une oeuvre d'art contemporaine au titre d'une personne morale bénéficie de réductions  fiscales particulièrement encourageantes a fortiori en cette période de fortes incertitudes et de défiances en matière de produits sujets ou non à defiscalisations. Ces dispositions ne sont pas un privilège réservé aux Grands Groupes. Les PME, les professions libérales, les artisans peuvent aussi affirmer leur goût et intérêt pour la peinture  et ce à bon compte. Voir la page suivante  qui  vous éclaircira sur ces questions qui ne sont pas négligeables, même aux yeux d'un peintre..

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